Le départ de la fabrication d’un produit en cuir, vêtement ou article de maroquinerie, débute par la coupe. Même si cette étape semble anodine, elle reste une des plus importantes et suppose une excellente expérience, ainsi qu’une bonne analyse de la part du coupeur. Celui-ci va conditionner la qualité de l’article final, de lui dépendra également, grâce à son expertise dans le placement du patron, la quantité de cuir dépensée. Il doit avoir l’aptitude à visualiser et imaginer  l’article fini.
On estime en moyenne à 40 % le coût de la matière sur le produit finalisé.
 
 
 
 
 
Les outils du coupeur :
    - la plaque de coupe est en zinc ou plastique compressé, elle permet de réduire l’usure des lames sans trop en altérer son support.  
    - le tranchet est l’outil manuel qui permet de découper le cuir. Sa lame interchangeable en acier de suède s'aiguise avec une lime. La souplesse de ce métal spécifique permet de suivre correctement les contours du patron (réalisé le plus souvent en carton épais), notamment sur les courbes.
    - le couteau à fourrure sert quand à lui à la découpe de la peau lainée ou de la fourrure pour vêtements. Celui-ci est équipé d’une lame de rasoir amovible
    - la presse hydraulique est utilisée, dans la plupart des cas, pour la découpe d’articles de maroquinerie en série. Les patrons de découpe sont alors réalisés en métal et servent d’emporte-pièces.
 
 
 
 
 
Le travail du coupeur :
  - Classer les peaux en fonction des couleurs, nuances, grains  (surtout dans la coupe du vêtement de cuir)
  - Identifier les différentes imperfections naturelles de la peau (cicatrices, trous, flancs, etc.)
 -Procéder à la découpe de la peau
 
Chaque peau étant différente, le coupeur doit être capable d’analyser où positionner au mieux les éléments de son patron, il devra donc : 
   -  éviter les flancs de la peau qui sont le ventre de l’animal, cette partie est dans la plupart des cas distendue et son effet fripé a tendance à s’accentuer avec le temps. 
   - utiliser les parties centrales qui sont aussi les plus nobles et les plus régulières :
           * le croupon : (le dos de l’animal) ainsi que la croupe (les fesses, appelées également  culée) 
           * le collet : la peau de la tête, épaules et cou. 
 
 
 
 
Le métier de coupeur exige donc une bonne formation suivie de l’accompagnement en entreprise d’une personne qualifiée dans ce domaine. C’est ainsi que ce savoir-faire se perpétue…